L'ogre Roger Federer a mangé sa proie... Opposé au Français Jo-Wilfried Tsonga en demi-finales de l'Open d'Australie, le numéro 1 mondial a survolé les débats et se présente en grandissime favori, dimanche, pour la finale qui l'opposera à Andy Murray.
Roger Federer n'avait plus dégagé cette impression de facilité et d'invulnérabilité depuis de longs mois. Demandez à Jo-Wilfried Tsonga... le Français a été balayé en trois petites manches et moins d'1h30 de jeu (6-2 / 6-3 / 6-2) par le numéro 1 mondial, qui visera dimanche une seizième couronne dans un tournoi du Grand-Chelem.
Après une entame de match correcte, Tsonga recule, bien aidé par son adversaire, et se renferme dans une tactique inoffensive qui ne colle pourtant pas avec son jeu.
Probablement fatigué par ses deux précédents matchs en cinq sets et une crispation évidente à ce niveau de la compétition, le Français n'a jamais donné l'impression de pouvoir changer la physionomie du match. "Le tennis dépend beaucoup de votre adversaire, parfois vous avez du mal à faire vos breaks et parfois tout s'enchaîne bien", expliquait à l'issue de ce récital un Federer tout sourire et qui, beau joueur, accordait des circonstances atténuantes à sa pauvre victime. "Je pensais que ce serait plus intense et plus dur surtout quand on connait le jeu de Tsonga. Je pense qu'il était peut-être entamé physiquement aujourd'hui...".
La revanche de l'US Open 2008
"Jo" cède la seconde manche sur une volée complètement gâchée. C'en est trop pour lui... déjà bien entamé physiquement, le Manceau lâche prise mentalement et le troisième acte ne sera qu'une formalité pour Federer, bien heureux de boucler cette rencontre après 1h28 et ainsi économiser de précieuses ressources en vue de la finale, dimanche contre Andy Murray.
Une finale aux airs de "match retour". C'est en effet la seconde fois que les deux joueurs se retrouveront à l'occasion d'une finale d'un tournoi du Grand-Chelem. Le premier acte a été remporté par le numéro 1 mondial en 2008, c'était à l'US Open alors que Murray s'affirmait à l'époque comme un futur grand.
Murray, confortablement installé dans le Top 5 mondial depuis cette fameuse finale, aura à coeur de remporter son premier titre majeur, le premier pour un Britannique depuis Fred Perry en... 1936. L'Ecossais a toutes les armes pour ça, son jeu a évolué dans tous les secteurs et son physique s'est considérablement amélioré. Réponse dimanche à Melbourne...

