Rafael Nadal est un ogre à l'appétit sans limite. L'Espagnol a soulevé son 18eme titre en Masters 1000 (record absolu) en venant à bout de son meilleur ennemi, Roger Federer, ce dimanche en finale du tournoi de Madrid. Un premier round avant Roland-Garros dans trois semaines ?
Douze mois après leur dernier affrontement à... Madrid, Roger Federer et Rafael Nadal se retrouvaient dimanche en finale du Masters 1000 de Madrid pour la revanche de l'an dernier. Douze mois sans ce parfum magique qui accompagne chaque duel entre ces deux champions depuis près de cinq saisons.
Ce dimanche, c'est l'Espagnol qui a pris le meilleur sur son rival Suisse. Une 14eme victoire sur 21 représentations entre les deux hommes, un 39eme titre ATP pour le Majorquin, un 18eme sacre en Masters 1000 (record en la matière après avoir égalé Andre Agassi il y a deux semaines) et une invincibilité préservée cette saison sur terre-battue (15 victoires consécutives).
Un avantage psychologique qui se creuse
Une finale intense qui a tenu toutes ses promesses. Dès l'entame du match, Rafael Nadal met la pression sur Roger Federer, le breakant à sa première occasion (2-1). Un coup pour rien, le numéro 1 mondial recolle immédiatement au score. Mais le champion aux seize levées du Grand-Chelem commet encore trop d'erreurs et laisse le futur numéro 2 mondial breaker une nouvelle fois à 4-3. Nadal ne faiblira plus et empoche le premier acte (6-4) avant de lâcher un premier "vamos" d'encouragement.
La seconde manche semble un parfait plagiat du premier set, avec break Nadal puis débreak Federer dans la foulée. Au coeur d'un public déchainé et tout acquis à l'Espagnol, le plus grand joueur de l'histoire reste solide sur son engagement et pousse le local au tie-break. Un jeu décisif qui rappelle les plus beaux duels entre les deux hommes. Coups exceptionnels et ambiance insoutenable. A ce jeu là, Rafael Nadal est le plus fort et s'impose 7-5 sur une balle... loupée par Roger Federer.
Si le résultat parle en faveur de Rafael Nadal, Roger Federer peut être pleinement satisfait de sa semaine madrilène. Après deux désillusions à Rome (défaite au second tour face à Ernests Gulbis) et Estoril (demi-finale perdue contre Albert Montanes), le numéro 1 mondial monte en puissance à une semaine d'un rendez-vous crucial Porte d'Auteuil. Avant un nouveau duel au sommet entre les deux champions ?

